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Publié le vendredi 27 septembre 2002Vendredi 27 septembre 2002
Le futurologue Alvin Toffler sur le canal TechTV. Qui est Alvin Toffler? Suivez le lien... (en anglais) Vendredi 27 septembre 2002
Bon, il parait que je suis une Xeuse et non pas une Baby-boomer... car je suis une des 3,2 millions de canadiennes / canadiens nés entre 1961 et 1966; 1961 étant l'année où il est né le plus de canadiens! Ouf!... Selon le démographe David K. Foot, les Xeurs ne sont que la queue de la comète du baby-boom, ce qui expliquerait plus ou moins notre relative invisibilité... Voici, en partie, l'article On n'a pas tous les jours 40 ans... de Mario Roy de La Presse publié sur Cyberpresse. "Pourtant, le contexte dans lequel ces deux générations ont grandi a été radicalement différent. Eux qui ont été élevés dans la ouate et, par réaction, ont passé leur adolescence à protester contre la prospérité (!), les boomers se sont retrouvés comme des coqs en pâte dans de gros bungalows, meublés de frigos géants et d'écrans de télé plus grands encore, plantés dans de grosses banlieues auxquelles ils accèdent avec de grosses bagnoles payées avec les gros salaires que leur méritent de grosses jobs... C'était bien la peine de tant gueuler, en tirant sur son joint et en se plantant des fleurs dans les cheveux: la vie a tout de même frappé à la porte! Pour leur part, les Xeurs ont été moins bruyants, mais plus cyniques. D'un cynisme d'un type nouveau, total, assumé, à la fois profondément réfléchi et très pratico-pratique, utile au moment de tenter une explication globale de l'univers tout comme pour affronter les petites misères de la vie quotidienne. Surtout, les Xeurs ont été très busy body. Ils n'ont guère eu le choix. Entre le moment de leur naissance et celui où ils sont entrés dans l'âge adulte, la maudite prospérité s'est en partie volatilisée. Il a cessé d'être question d'entretenir une famille avec un seul revenu (sans compter que la famille elle-même s'est déglinguée!). Les grosses jobs sont devenues rares. Et la récession du début des années 80 a complété le dégât. Là aussi, la vie a fait irruption, mais de tout autre façon. Et la génération d'après? Celle qui a 30 ans aujourd'hui? Celle des... point-commeurs dont la vitrine est occupée par les millionnaires du numérique? Disons que le mirage s'est évanoui en même temps que la valeur des actions de Nortel... En cherchant bien, on trouvera dans tout cela une ou deux constantes. Celle-ci, par exemple: il est dans la nature de la jeunesse de croire qu'elle affronte des situations inédites, qu'elle est en train de tout rebâtir de zéro. Il ne s'agit pas de se moquer: cette attitude de naïveté et d'audace dans la réinvention de la roue est certainement un des moteurs du progrès. Néanmoins, on finit par se rendre compte, avec une quantité variable de dépit, que ça ne fonctionne pas comme ça. Que la vie possède, pour le meilleur et pour le pire, l'art de rattraper les individus comme les générations. Autre constatation, faite sur un mode mineur: on ne résistera jamais à l'envie de coller des étiquettes... Après les boomers, les Xeurs et les point-commeurs, l'hebdomadaire Newsweek parle de la génération Nine-Eleven pour désigner ceux qui ont aujourd'hui 20 ans. Ils sont à l'université ou entrent sur le marché du travail précisément au moment où, autour d'eux, quelques certitudes s'écroulent et pointe une autre récession - sans parler de la marque psychologique que laisseront le massacre du 11 septembre ainsi que tout ce qui va s'ensuivre. Dans leur cas, c'est le moins qu'on puisse dire, la vie se manifeste plutôt brutalement." Vous êtes un / une de ces 3,2 millions de personnes? Envoyez-moi vos commentaires! Vendredi 27 septembre 2002
![]() ©LyndaG 2002 Vendredi 27 septembre 2002
Dans mon petit cerveau à grande ouverture j'ai souvent vu dans le noir de ma mémoire de petits géants déguisés en souvenirs Une tache blanche dans un coin noir d'une ruelle Des souliers neufs délabrés par le temps Une trace de vie dans le sablier Une tempête dans ma tête Une montagne d'idées à pelleter J'avance à grands pas de tortue À la vitesse de l'éclair tout s'anime autour de moi malgré le calme qui m'habite Il fait beau, il fait froid Je me noie dans la réflection d'un miroir J'ouvre le tiroir réchauffe une allumette ainsi jaillit ma lumière de vie 1 Commentaire : Commentaire écrit le vendredi 27 septembre 2002 à 10:15:54 (lien) makalu - http://makalu.monblogue.com Merci... Ajouter un commentaire Vendredi 27 septembre 2002
Un matin de décembre '75, sur la terrasse du port, là-bas, au loin, dans la tempête, sous la faible lueur d'un lampadaire, debout, face au fleuve, vêtu d'un long manteau noir se trouvait un homme. Le ciel et le fleuve ne faisait qu'un. Le vent et la neige ajoutait à ce tableau un air à la fois romantique, poétique dramatique et tragique. L'homme à la chevelure noire et dense tourna la tête. Oui, c'était bien lui, Émile, les mains enfouies dans les poches, ses yeux scrutant l'horizon. Ce matin sombre de ma quatorzième année, sur la terrasse du port, sous un lampadaire, j'avais Nelligan en tête... et c'était très bien comme ça. |
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